Assemblée généraleBilan de l’an 1 du GICAM en Action et validation des réformes internes

Bilan de l’an 1 du GICAM en Action et validation des réformes internes

Le jeudi, 21 juin 2018, les membres du Groupement Inter-Patronal du Cameroun se sont retrouvés à l’immeuble-siège de leur Groupement pour la 126ème assemblée générale de l’organisation. Conformément aux statuts, les travaux de cette assemblée générale ordinaire étaient consacrés à l’examen des comptes d’activité et des résultats financiers de l’exercice écoulé. La rencontre a ainsi servi de cadre pour un bilan de la première année bouclée par l’équipe « GICAM en Action » dont l’avènement à la tête du Groupement remonte au 29 juin 2017.

Après la constatation du quorum et la mise en place du Bureau de l’assemblée générale présidé par Célestin Tawamba (Président du GICAM) et comprenant, comme scrutateurs, Marie Caroline Kingue (Présidente du Cameroon Women Entrepreneurs Network-CWEN) et Alassane Mare (Directeur général de DHL Global Forwarding Cameroun), six points ont meublé les travaux :

  1. la présentation du rapport moral du Président du GICAM ;

  2. la présentation du rapport d’activité par le Secrétaire exécutif ;

  3. la présentation de la nouvelle identité visuelle du Groupement ;

  4. la présentation du rapport de gestion du Conseil exécutif du GICAM ;

  5. la présentation du rapport du Commissaire aux comptes ;

  6. les échanges ;

  7. l’adoption des résolutions.

Dans le propos liminaire de son rapport moral, le Président du GICAM a remercié les invités de marque et salué les membres du Comité des Sages présents ainsi que les trente-sept entreprises et organisations qui ont rejoint le Groupement depuis le début de l’année 2018. Reconnaissant que l’importance de ce nombre témoigne d’une vitalité retrouvée du mouvement patronal et constitue un motif d’encouragement à poursuivre avec détermination l’action entamée, il a ensuite évoqué les dernières réformes implémentées par le Conseil exécutif, la situation de l’économie et a abordé trois questions essentielles de la vie des entreprises et de l’organisation patronale.

La première évolution interne rappelée par le Président du GICAM a concerné la cooptation de membres au Conseil exécutif après l’élection de juin 2017. Il s’agit de Mmes Laure Kenmogne (Directrice générale de Juritax Conseil) et Reine Essobmadje Mbang (Directrice générale d’Evolving Consulting), et de MM. Pierre Kam (Président de CAMLEASE), Jean Claude Ebe Evina (Directeur général du cabinet Bureau de Gestion) et Mohamadou Bayero (Directeur général de SODECOTON). D’autre part, le Conseil exécutif du GICAM a enregistré le départ de Mme Elisabeth Medou Badang à la suite de sa nomination au siège d’Orange en France.

Toujours sur le plan interne et en liaison avec les évolutions et les demandes, Célestin Tawamba a annoncé que Conseil exécutif avait décidé de la création du poste de Directeur de cabinet du Président, notamment pour renforcer la capacité de réflexion et d’anticipation stratégiques du Groupement. Cette responsabilité a été confiée à Francis Sanzouango, ancien Secrétaire général du GICAM, maison qu’il avait quittée il y a 14 ans pour prendre en charge d’importantes responsabilités au sein du Bureau International du Travail (BIT) à Genève.

Ces décisions accompagnent plusieurs évolutions apportées dans une démarche stratégique visant à recentrer le Groupement sur ses missions originelles : la représentation, la défense et la promotion des intérêts des membres, la promotion de la compétitivité des entreprises et du secteur privé du Cameroun.

Abordant la situation économique du pays, le Président du GICAM a réaffirmé le constat d’une décélération du rythme de la croissance économique et des difficultés du pays à lui insuffler une nouvelle dynamique malgré l’avènement d’un Programme économique et financier soutenu par le FMI. Il a, en outre, relevé la faiblesse de l’investissement direct étranger avant d’insister sur quelques préoccupations des chefs d’entreprises parmi lesquelles :

  • la qualité préoccupante de l’environnement des affaires reflétée par le classement du pays sur l’échelle du Doing Business ;

  • les problèmes de concurrence déloyale de produits importés et de commerce illicite ;

  • les problèmes liés à la traversée du pont sur le Wouri ;

  • le remboursement des crédits de TVA et de la dette intérieure de l’Etat ;

  • la nécessité de sortir de la sous-traitance au bénéfice de la co-traitance des marchés publics.

Le Président du GICAM a également relevé que le redressement escompté pour 2018 pourrait sérieusement être remis en cause si le climat d’insécurité perdurait, notamment dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où la baisse du niveau d’activité des entreprises a atteint 5% pour certains établissements bancaires et va à près de 50% pour des entreprises de distribution.

C’était donc le lieu pour lui d’évoquer trois questions considérées comme essentielles de la vie des entreprises: la fiscalité, la dette intérieure et le financement des PME, le dialogue Etat–Secteur privé.

Sur le premier sujet, il a réaffirmé les options du paradigme nouveau proposé au Ministre des Finances : la prise en compte de manière équitable des intérêts des PME comme des grandes entreprises, tous secteurs confondus, l’élargissement de l’assiette fiscale, la baisse de la pression fiscale exercée sur les entreprises formelles et, in fine, l’augmentation des recettes fiscales.

Sur la dette intérieure, son appel a été adressé aux pouvoirs publics pour une plus grande transparence du processus de remboursement, l’instauration d’un budget mensuel minimum permettant de liquider cette dette dans un horizon raisonnable ou, à défaut, la titrisation de la dette ou des possibilités de compensation avec la dette fiscale.

S’agissant enfin du dialogue public/privé, le Célestin Tawamba a indiqué que son amélioration passerait par une réforme des conditions de dialogue, notamment du CBF qui en constitue la principale plateforme actuellement. Des efforts sont également attendus des entreprises qui ont été appelées à contribuer à l’amélioration de la force et de la pertinence de la voix du secteur privé en s’organisant en syndicats professionnels ou en filières et en adoptant des pratiques citoyennes et plus éthiques.

L’action du Groupement au cours des douze derniers mois a ensuite été présentée par le secrétaire exécutif, Alain Blaise Batongue. Il en ressort une activité intense, impulsée notamment par la redynamisation des commissions et marquée par des échanges réguliers avec les administrations, l’implémentation de plusieurs projets de coopération et un déploiement remarqué à l’international.

La présentation du rapport de gestion du Conseil exécutif et du rapport du Commissaire aux comptes qui ont suivi ont donné lieu à une intense et enrichissante séance interactive avec les adhérents. Ces échanges ont porté sur la stratégie globale de l’action du mouvement, la situation des comptes, les relations des membres entre eux et avec le Groupement, les enjeux globaux et sectoriels ainsi que la gouvernance interne de l’organisation.

L’une des grandes annonces de cette assemblée générale a été le relifting de l’identité visuelle du Groupement dont l’implémentation sera graduelle. Cette nouvelle identité visuelle a pour principal objectif de traduire la nouvelle dynamique qui anime le GICAM. Un nouveau logo ainsi que la signature «  Agir et réussir ensemble » seront désormais les signes distinctifs du Groupement.

La 126ème assemblée générale du GICAM s’est achevée par l’adoption de cinq résolutions approuvant, notamment, à l’unanimité, le rapport de gestion du Conseil exécutif, le rapport du Commissaire aux comptes et le report, à l’assemblée générale du mois de décembre 2018, de l’examen de la proposition de modification des statuts du Groupement.

Rapport moral Célestin Tawamba-AG juin 2018


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